Une semaine unique pour Marie-Alex Bélanger au «Beach Pro Tour» à Montréal


Benoît Rioux
La Québécoise Marie-Alex Bélanger a voyagé aux quatre coins du monde grâce au volleyball, mais sa présence au tournoi du Beach Pro Tour, cette semaine à Montréal, représente une expérience unique pour elle.
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«De tous les voyages que j’ai faits, d’être ici à Montréal et de jouer devant ma famille, mes amis, plusieurs anciens entraîneurs et anciennes coéquipières, c’est un sentiment incomparable», a exprimé Bélanger.
La présence de sa mère, Martine Loyer, la rend particulièrement émotive.
«Sans elle, je ne jouerais probablement pas au volleyball», mentionne l’athlète de 32 ans, originaire de Saint-Alphonse-Rodriguez, notant son soutien financier et toutes ces années passées à faire du covoiturage pour ses entraînements.

«Il y a Yvon Turgeon, mon ancien entraîneur de l’école secondaire Thérèse-Martin, à Joliette, qui doit venir aussi et c’est vraiment spécial car j’ai commencé à jouer au volleyball avec lui», a-t-elle également mentionné.
«De pouvoir jouer devant toutes ces personnes qui m’ont accompagnée dans mon parcours et de leur montrer où je suis rendue après quatre ans en volleyball de plage, ça bat tout», a encore résumé Bélanger.
Une défaite d’entrée
La Québécoise, qui a d’abord évolué au volleyball intérieur pendant plus de 15 ans, avait pour objectif principal de traverser la phase des groupes en compagnie de sa coéquipière ontarienne, Lea Monkhouse, pour ce tournoi de la série «Élite 16» à Montréal.
La paire canadienne a toutefois subi une première défaite contre les sœurs autrichiennes Dorina et Ronja Klinger, jeudi après-midi, en deux manches de 21-12 et 21-14 sur le court central.

Bélanger et sa partenaire devront se reprendre si elles veulent prolonger leur plaisir à Montréal durant le week-end. L’idée n’est pas de faire contre mauvaise fortune bon cœur, comme ce fut le cas lors de précédents voyages dans le monde.
«On a déjà eu un tournoi aux Philippines qui s’est terminé un peu plus rapidement qu’on pensait, a-t-elle raconté à propos de sa vie sur le circuit. Au lieu d’être tristes à l’hôtel, on en avait profité pour visiter le pays un peu et c’était vraiment plaisant.»
Pour Montréal, où elle a d’ailleurs étudié à l’université tout en défendant les couleurs des Carabins, elle ne ressent pas nécessairement le besoin de visiter la ville davantage. La meilleure façon de profiter du week-end est de gagner des matchs. Vendredi soir, Bélanger et Monkhouse ont rendez-vous avec une paire espagnole, dès 19h, encore une fois sur le court central.
EN BREF:
Les Canadiennes Brandie Wilkerson et Melissa Humana-Paredes, gagnantes de la précédente édition du Montréal Beach Pro Tour, ont entamé la phase préliminaire avec une victoire, jeudi soir. Elles l’ont emporté en deux manches de 21-12 et 23-21 contre les Néerlandaises Mila Konink et Raïsa Schoon. Wilkerson et Humana-Paredes disputeront deux matchs dans la journée de vendredi avec l’objectif de se qualifier pour les rondes éliminatoires.

Cette Ontarienne préférait les Penguins aux Maple Leafs
Si les Montréalais avaient besoin d’une raison supplémentaire pour encourager la Québécoise Marie-Alex Bélanger et sa partenaire Lea Monkhouse cette semaine au parc Jean-Drapeau, sachez que l’Ontarienne préférait les Penguins de Pittsburgh aux Maple Leafs de Toronto durant sa jeunesse.
«J’aimais vraiment beaucoup les Penguins en grandissant, avec Sidney Crosby et Evgeni Malkin, de confier Monkhouse. Évidemment, je me suis attachée à cette équipe à l’époque où elle a remporté la coupe Stanley, mais j’ai moins le temps maintenant pour regarder le hockey.»

Monkhouse, 25 ans et originaire de Mississauga, en vient pratiquement à formuler des excuses nationales. Elle gagne pourtant de précieux points ici, à Montréal, en déclarant qu’elle n’a jamais beaucoup aimé les Leafs.
Une amie précieuse
L’Ontarienne se montre par ailleurs beaucoup plus volubile au moment de parler de sa relation avec son amie Marie-Alex, qu’elle surnomme tout simplement «Max». Les deux filles ont fait connaissance en se joignant à temps plein à l’équipe nationale de volleyball de plage il y a deux ans.

«Ce que j’admire le plus d’elle, c’est son intelligence émotionnelle, a témoigné Monkhouse. C’est facile pour moi de lui parler de différentes choses, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. On rit aussi tellement ensemble.»
Si elles espèrent faire le plus long chemin possible cette semaine à Montréal, Bélanger et Monkhouse partagent un rêve commun plus grand encore, celui de représenter le Canada aux Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.