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L'article provient de TVA Nouvelles

Révision de la période d’isolement de COVID-19: «on dit aux gens gérez-vous»

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TVA Nouvelles

2022-10-13T22:56:33Z
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Le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, a laissé savoir, en point de presse mercredi, que des recommandations seraient faites sous peu au ministre de la Santé pour revoir l'obligation d'isolement de cinq jours lorsqu’une personne est positive à la COVID-19. 

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Une telle modification de la période d’isolement fera en sorte que les Québécois devront se responsabiliser, explique la Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine. 

Elle se demande toutefois si tout le monde sera en mesure de se responsabiliser.

«Je vous dirais que ça reste à voir si vraiment cette méthode-là va porter ses fruits, dans le sens où on donne des consignes où on dit aux gens "gérez-vous". Il y a parfois des gens qui se gèrent moins bien que d’autres», dit-elle en entrevue à TVA Nouvelles. 

Le risque de transmission du virus à des gens vulnérables qui découle d’une levée de la période d’isolement obligatoire existe, mais devra être ajusté en conséquence de différents facteurs. 

«Plus on met des gens qui sont potentiellement positifs en circulation, plus il y a des risques qu’il y ait de la transmission à des gens plus vulnérables, mais c’est un risque qu’il faut essayer de gérer en fonction du manque de personnel et de tous les autres impacts que ça peut avoir», soutient la Dre Quach. 

Vivre avec le virus

Avec la pandémie, les Québécois se sont habitués à différentes mesures sanitaires, comme le port du masque, le lavage des mains et l’isolement, qu’ils devront apprendre à s’imposer eux-mêmes s’ils sont malades. 

«L’étape ultime, ça va être de se dire: peu importe le virus, on va essayer de ne pas le transmettre. Donc on fait de la fièvre, on reste chez soi. On a le nez qui coule, on a mal à la gorge, on se teste et on essaie de limiter nos interactions», affirme la docteure. 

Elle rappelle que les gens sont plus contagieux au début des symptômes et le sont de moins en moins au fil du temps. 

«Mais au jour 5, il y a encore 50% à 60% des gens qui peuvent transmettre la maladie», précise-t-elle. 

Voyez l’entrevue dans la vidéo ci-dessus.

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