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L'article provient de Le Journal de Montréal
Sports

Finale de la Coupe Stanley: «Pas de Cendrillon cette année»

Nathan MacKinnon souhaite mettre fin au rêve de dynastie du Lightning

Photo d’archives
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Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2022-06-15T00:31:09Z
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DENVER | Les joueurs du Lightning en ont fait leur leitmotiv depuis le début de la saison: une troisième conquête de la coupe Stanley leur permettrait de s’inscrire parmi les rares dynasties de l’histoire de la LNH. 

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Remporter au moins trois coupes consécutives, ça ne s’est vu que cinq fois dans l’histoire de la LNH. Or, la troupe de Jon Cooper n’est qu’à quatre victoires d’être la première à réussir ce tour de force depuis les Islanders de New York du début des années 1980. 

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Sauf que cette fois, après avoir affronté deux équipes que personne n’attendait vraiment en finale, Tampa Bay se mesurera à une formation qui a terminé devant elle au classement général. 

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Fort de ses 56 victoires, l’Avalanche a terminé avec une récolte de 119 points, tout juste derrière les Panthers de la Floride (121), champions du calendrier régulier.

« Il n’y a pas de Cendrillon cette année. C’est un choc entre les deux meilleures équipes de la LNH, a souligné Nathan MacKinnon, à la veille du premier match, prévu mercredi soir, au Ball Arena de Denver. J’ai hâte à ce défi. Je sais que ce sera très difficile, mais je crois en ce groupe. »

Les journalistes ont eu un accès privilégié aux joueurs, dont Nathan MacKinnon, mardi à Denver, lors de la journée médiatique de la finale de la Coupe Stanley, comme c’était le cas avant la pandémie de COVID-19.
Les journalistes ont eu un accès privilégié aux joueurs, dont Nathan MacKinnon, mardi à Denver, lors de la journée médiatique de la finale de la Coupe Stanley, comme c’était le cas avant la pandémie de COVID-19. Photo AFP

Le géant russe

Pour augmenter leurs chances, le Colorado devra trouver une façon de percer la forteresse du Lightning.

Devant le filet, Andrei Vasilevskiy n’a plus besoin de présentation. Le géant russe a été un rempart solide lors des deux dernières conquêtes des siens. Depuis le début des séries de 2020, il a maintenu une moyenne de buts alloués de 1,99 et un taux d’efficacité de ,931. Il a réalisé sept jeux blancs, dont six lors d’une partie où Tampa Bay pouvait éliminer l’adversaire.

Il y a de quoi entrer dans la tête du gardien adverse.

« Oui, c’est une confrontation, mais on ne joue pas l’un contre l’autre. Donc, j’essaie de me concentrer davantage sur la tâche que j’ai à accomplir, a déclaré Pavel Francouz. Ce sera difficile de marquer contre Vasilevskiy, particulièrement en raison du style de jeu que le Lightning pratique. Il obtient beaucoup d’aide de ses coéquipiers. »

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D’ailleurs, Jared Bednar a assuré que Darcy Kuemper était remis à 100 % de la blessure qui l’a tenu à l’écart pendant pratiquement toute la série face aux Oilers d’Edmonton. Toutefois, l’entraîneur n’a pas voulu confirmer qui de Francouz ou Kuemper affronterait le Lightning.

Nathan MacKinnon
Nathan MacKinnon Photo AFP

Hedman et son dauphin

L’Avalanche devra assurément mettre à profit son attaque massive. Avec un pourcentage de conversion de 31,1 %, cette unité n’est devancée que par celle des Rangers de New York (32,1 %).

Évidemment, MacKinnon (5 buts) et Gabriel Landeskog (3 buts) sont les deux piliers de ce jeu de puissance, mais il ne faudrait pas passer sous silence la contribution de Cale Makar (8 points).

Il sera intéressant de voir la confrontation entre Victor Hedman, récipiendaire du trophée Conn-Smythe, en 2020, et Makar, l’un des favoris pour l’obtention de cette reconnaissance, cette saison.

« Sur la glace, il peut tout faire. Il est solide défensivement tout en pouvant contribuer en attaque. C’est ce qui fait les bons défenseurs d’aujourd’hui, a lancé Makar à propos de l’arrière suédois. J’ai toujours aimé le regarder. »

De l’offensive

Espérons qu’il ne passera pas trop de temps à l’admirer, sans quoi l’Avalanche sera rapidement dans le pétrin. Idem si les anciens Nordiques donnent trop d’espace aux Steven Stamkos, Nikita Kucherov et Ondrej Palat. Le premier trio du Lightning a fait scintiller la lumière rouge 24 fois en 17 matchs éliminatoires.

Ce qui se rapproche drôlement de la récolte de MacKinnon, Landeskog et Valeri Nichushkin, dont le compteur affiche également 24 buts, mais en 14 rencontres.

De la profondeur

D’ailleurs, dans un camp comme dans l’autre, la profondeur à l’attaque n’est pas étrangère à ce long parcours. Corey Perry, Nick Paul, Pat Maroon et Ross Colton ont inscrit des buts importants chez le Lightning. 

Dans le camp de l’Avalanche, Artturi Lehkonen, Nazem Kadri et Mikko Rantanen ont fait de même. 

On devrait avoir droit à une finale enlevante.

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