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Culture

Maxim Gaudette a hésité avant d'interpréter son rôle dans «Mea Culpa»

Regardez «Mea culpa» mardi 20 h, sur les ondes de Radio-Canada.

Eric Myre / TVA Publications
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Alicia Bélanger-Bolduc

2025-01-23T11:00:00Z
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Depuis plus de 20 ans, Maxim Gaudette occupe nos écrans, incarnant des justiciers tout autant que des méchants mémorables. À la fois attachant et terriblement convaincant, il excelle dans chacun de ses rôles. Avec son personnage d’ex-meurtrier dans la série Mea culpa, il promet une fois de plus de captiver les téléspectateurs.

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Maxim, tu interprètes David Fraser dans la série Mea culpa. Parle-moi de ton personnage...

J’ai auditionné pour le rôle puisqu’il m’intriguait et que je trouvais que c’était une proposition stimulante. J’avais déjà interprété un tueur de femmes et je ne voulais pas rejouer ce genre de rôle. Mais il y a cette fois chez mon personnage une nuance intéressante face à son crime. Maintenant qu'il a purgé sa peine de 23 ans, il a du recul par rapport au geste qu’il a commis. C’est un personnage complexe qui porte les traumatismes de sa jeunesse, mais aussi de tout ce qu’il a vécu en prison.

Il a fait son temps, mais il reste tout de même un méchant dans l’histoire!

En effet, il ne faut pas l’oublier. La difficulté réside dans le fait qu’il a un passé qui l’habite et qu’on ne peut pas négliger. Il est sincère dans sa démarche de réhabilitation: il veut se trouver un appartement, un emploi et réintégrer la société. Je voulais tout de même qu’on reste toujours avec un doute, qu'on se demande s’il pourrait causer du tort encore une fois. J’aime le fait que la série n’efface pas complètement qui il a déjà été tout en se concentrant sur son futur. Je crois que ça représente bien la réalité. Et on garde l’intrigue jusqu’à la fin.

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On parle de la série comme d’un reflet d'un nouveau courant sociétal, notamment à travers les thèmes de la justice réparatrice et de la compréhension de l'autre. T'es-tu posé ce genre de questions en acceptant ce rôle?

Je me suis demandé si je serais capable de faire ce type de processus... Et je ne parviens toujours pas à y répondre. Je crois qu’il faut beaucoup de courage de la part des deux parties pour s’engager dans une telle démarche. Même si ça semble plus dans l’air du temps, cela ne devient pas plus facile à accepter pour autant.

C’est une belle réflexion à apporter aux téléspectateurs cependant!

Je trouve intéressant que notre métier ait une portée sociale au-delà du divertissement. Le divertissement est bénéfique pour plusieurs personnes et aura toujours sa place, mais c’est aussi précieux d’engager des conversations plus profondes sur des thèmes délicats.

Tu as trois enfants. Est-ce qu’une perspective de dialogue comme celle-là te donne confiance pour leur futur?

C’est une bonne et grosse question! J’ai un certain doute quant à la possibilité que la tolérance des gens s’améliore. Je crois que ce sera du cas par cas. On ne pourra jamais tout régler par la justice réparatrice, mais c'est une option qu'on va faire découvrir à un plus grand nombre dans cette série. Je suis convaincu que certaines personnes qui ont vécu des choses traumatisantes seront curieuses et auront envie de réaliser une certaine démarche de justice réparatrice. Je suis heureux qu’on puisse en apprendre davantage sur cette méthode.

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Tu joues un personnage que personne n’aime vraiment dans la série. J’imagine que sur le plateau ce n’était pas le cas. Comment était l’ambiance avec l’équipe?

J’ai adoré travailler avec tout le groupe, mais j’étais aussi très content de retrouver Mélissa avec qui j’ai joué, entre autres, dans Incendies, un film qui nous a marqués tous les deux. J'aime que, grâce à notre métier, on puisse se projeter dans des situations éprouvantes, mais qu'on puisse en ressortir aussi facilement pour parler de la vie courante et apprendre davantage sur nos collègues.

Tu as également interprété un rôle très difficile à tes débuts dans le film Polytechnique. Est-ce que tu craignais que ce rôle te colle à la peau?

Assurément! Et c’est une des premières questions que je me suis posées avant d’incarner ce tueur de femmes. J’avais rencontré Denis Villeneuve, et il avait effacé mes doutes immédiatement, puisque j’ai compris que j’étais avec un artiste de grand talent. Après la sortie du film, les gens venaient même jusqu’à nous remercier d’avoir dressé un portrait touchant, dans le respect, de cette histoire marquante du Québec.

Ton personnage de David Fraser dans Mea culpa est aussi joué par un plus jeune, l’acteur Léokim Beaumier-Lépine. Comment a été votre relation?

On ne s’est pas vus beaucoup, puisque nous n’avions pas de scènes ensemble. Notre première rencontre a toutefois été très intéressante. Je suis impressionné par son talent, car il avait des scènes très exigeantes à tourner. C’est un très bon acteur. Je trouve aussi que la ressemblance est bel et bien là. Je ne l’ai pas vraiment conseillé, puisque la réalisatrice, Miryam, était présente pour bien le diriger. On s’est plutôt parlé des situations que notre personnage allait vivre.

Quel projet as-tu avec ta famille prochainement?

Je jouerai avec ma conjointe, Larissa Corriveau, dans une pièce de théâtre qui débute dans quelques jours! On s’est rencontrés au théâtre, mais nous ne nous sommes pas retrouvés ensemble sur scène depuis longtemps. La pièce s’intitule Une vie de femme et elle sera présentée à l’Espace Go jusqu’au 8 février. C’est une très belle œuvre qui aborde des situations parfois ludiques, mais aussi très profondes.

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