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L'article provient de TVA Nouvelles
Société

Maison Benoît-Labre: la situation est pire que jamais près du centre d’injection et d’inhalation supervisé

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Yves Poirier

2024-05-28T01:38:21Z
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La situation est pire que jamais dans le quartier Saint-Henri à Montréal, là où a été ouvert un centre d’injection et d’inhalation supervisé à côté d’une école primaire.

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Un mois après le passage du ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, en raison des difficultés de cohabitation, les citoyens continuent d’accumuler les vidéos d’événements troublants.

L’une particulièrement inquiétante où on aperçoit les parents d’un bébé, locataires d’un immeuble voisin de la Maison Benoît-Labre, qui ont été obligés récemment de contourner un consommateur de drogue couché devant l’entrée. On voit d’ailleurs l’individu tenir une seringue.

TVA Nouvelles
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L’entrepreneur n’a toujours pas complété les travaux dans la cour avant de la Maison Benoît-Labre près de l’avenue Atwater où se trouve l’entrée principale.

Entre-temps, dans le même secteur, c’est un camping clandestin qui est apparu; une piquerie à ciel ouvert, disent avec consternation les gens du quartier.

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En après-midi, lors du passage de TVA Nouvelles, il y avait un matelas par terre utilisé par un sans-abri. Un jeune homme qui y passe ses nuits, allongé sur une chaise, a également été aperçu.

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Des scènes parfois étranges, choquantes et désolantes. Tout ça se déroule à deux pas du marché Atwater, une des attractions touristiques en ville.

Certains citoyens ont néanmoins la chance d’occuper l’une des chambres de la Maison Benoît-Labre.

Papi, de son surnom, a dû faire des changements importants sur le plan personnel toutefois pour arriver là.

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Il faut faire des sacrifices, a mentionné l’homme en entrevue. Tu as des étapes à vivre et ils ne les feront pas.»

Selon Papi, il faut que les usagers qui visitent la Maison Benoît-Labre arrêtent de consommer de la drogue, un sacrifice qui leur serait grandement profitable.

  • Écoutez la directrice générale de la Maison Benoit Labre, Andréane Désilets, discuter de la situation au micro de Benoit Dutrizac :

Cri du cœur de la directrice générale de la Maison Benoît-Labre

Dans une déclaration écrite envoyée à TVA Nouvelles, la directrice générale de la Maison Benoît-Labre, Andréanne Désilets, demande à la Ville de Montréal de mettre un terme au démantèlement de campings clandestins occupés par des itinérants, car cela exerce de la pression sur les organismes.

«Nous travaillons avec le SPVM et l’équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS) relativement aux enjeux de cohabitation à l’extérieur de notre terrain, a-t-elle soutenu. La position de la Ville de Montréal en lien avec les démantèlements met une pression immense sur notre organisme (et les autres organismes) et nous craignons l’impact sur les personnes et les quartiers. Le premier juillet sera assurément le pire.»

La Ville de Montréal va créer mardi un comité de travail

En réaction, le cabinet de la mairesse Valérie Plante dit qu’un comité de travail avec les principaux acteurs du milieu de l’itinérance sera lancé mardi.

«Toutes les solutions seront mises sur la table pour tenter d’endiguer la crise, a indiqué l’administration Plante. On ne peut accepter que la solution à la crise des vulnérabilités soit de laisser nos concitoyens dormir sous une toile. La solution durable passe par la création de logements sociaux avec un soutien communautaire, des ressources 24/7 et un continuum de services.»

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