Musique

Raphaël

Raphaël

Biographie

Connu pour son tube Caravane, le musicien né en 75 d’un père russe et d’une mère argentine grandit d’abord au sein des musiques slaves et des rythmes sud-américains. Ce qui ne l’empêche pas d’être fan de David Bowie, Iggy Pop et Bob Dylan mais aussi Noir Désir, Brel, Ferré. Comme tant d’autres, Raphaël choisit de quitter l’université pour se consacrer à la musique, ce qu’il pourra faire grâce à sa rencontre avec Caroline Manset, fille du chanteur Gérard, qui devient sa manager et le pousse à envoyer des maquettes auprès de maisons de disques. Le premier EP Hôtel de l’univers se présente comme une « métaphore de la vie », puisque « nous sommes locataires du monde, on fait notre vie et on s’en va ». On y trouve déjà un regard critique sur la société de consommation, thème que le chanteur reprendra plus tard. Après avoir fait la première partie de Vanessa Paradis, Frank Black (ex-chanteur des Pixies) et de Jean-Louis Aubert, c’est en ouverture de son idole David Bowie que Raphaël profite le plus de son parcours scénique, en 2002.L’année suivante, La réalité, réalisé par Jean Lamoot (Alain Bashung, Noir Désir, Indochine) se présente plus calme et posée, abandonne les guitares saturées pour se concentrer sur le piano. C’est alors que Caravane vient bouleverser la carrière de l’artiste avec un succès inattendu, en collaboration avec Carlos Alomar (guitariste de Bowie) et avec le producteur Dominique Blanc-Francard. La rêverie mélodique de Caravane tourne aux accents tziganes et reggae sur Je sais que la terre est plate en 2008. Suite à ce succès, Raphaël travaille avec Zaz et fait un passage au grand écran sur Ces amours-là de Claude Lelouch. Pacific 231, s’il fait référence à l’œuvre éponyme d’Arthur Honneger, rend hommage musicalement à Alain Bashung, tout juste décédé. Enfin, après Super-Welter aux couleurs électro-pop, le chanteur revient en 2015 avec Somnambules, un album plus acoustique. « Cent fois, j’ai voulu abandonner et faire ce que je sais faire, des chansons d’amour, de perdition… Et puis merde, qui a envie d’entendre ça ? »… Pour Somnambules, Raphaël a un subit élan de lucidité auquel on ne s’attendait pas, et choisit ici un thème paradoxalement intemporel : l’enfance. Enregistré avec un chœur d’enfants au sein même d’une école dans le 18ème arrondissement de Paris, avec la collaboration de Craig Silvey, Raphaël semble satisfait de ce résultat volontairement imparfait, suite à un premier essai avec une chorale professionnelle qu’il trouvait trop propre. L’émerveillement devant la naissance de son fils a donc inspiré cet album convivial et littéralement bon enfant, joué uniquement par des instruments acoustiques, dont un quatuor à cordes. A noter que le dernier titre, Eyes on the Island, est composé par le chanteur de Louise Attaque Gaëtan Roussel. © LR/Qobuz