Musique

Nevermind

Nevermind

Biographie

« Never mind le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », tel pourrait être le credo de ce singulier ensemble Nevermind auquel Musset va si bien. Car derrière une apparence délibérément romantique et détachée, les quatre compères cachent une maîtrise d’orfèvre de leurs instruments respectifs : alors never mind – « peu importe », en bon français, voir « aucune importance » – qu’ils aient à eux quatre à peine un siècle, never mind qu’ils soient bardés de diplômes, de Premiers prix et d’honneurs, never mind leurs renommées individuelles qui atteignent dorénavant les quatre coins de la planète, never mind leurs portraits parfois farfelus dont la fantaisie est en réalité soigneusement dosée : une seule compte pour eux, c’est de faire de la musique, de la très belle musique, et de la très bien faire. Et, surtout, que l’on n’imagine pas que ce never mind cache l’éventuel second sens que peut comporter l’anglais, qui serait la marque d’une certaine désinvolture. Anna Besson à la flûte, Louis Creac’h au violon, Robin Pharo à la viole de gambe – ou parfois à la basse de viole à sept cordes –, Jean Rondeau au clavecin, les quatre inséparables n’ont rien de désinvolte hormis parfois leur apparence photographique (là aussi, soigneusement soignée) et leurs concerts sont de véritables célébrations de la beauté et de la perfection. © SM/Qobuz