Musique

M

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Biographie

Fils du chanteur Louis Chedid et petit-fils de l'écrivain et poétesse Andrée Chedid, Matthieu Chedid, dit M, est né le 21 décembre 1971 à Boulogne-Billancourt. Il apprend très tôt, la guitare avec les fils Souchon, Voulzy ou Dutronc (« Le plus doué d’entre nous » avoue Thomas Dutronc). A l’age de six ans, il fait les chœurs pour « T'as beau pas être beau » avec sa sœur Emilie en 1978. A treize ans, il s’intéresse de prêt à la guitare, fait très vite partie de petits groupes avec une génération montante de musiciens (les « fils de » avec Pierre Souchon et Julien Voulzy, puis fréquente Matthieu Boogaerts, Thierry Stremler, Vincent Segal...). Il y développe un talent rare pour la guitare, qui restera son instrument de prédilection. Matthieu Chedid est aussi multi-instrumentiste en studio où il assure la quasi totalité des différentes partitions.
 De séances d'enregistrement en tournées, Matthieu fonde le Matthieu Chedid Band, ancêtre de M puis construit son home studio, Labo M, dans le grenier de la maison de famille, sur la plaine de Meaux. En 1997, il crée son personnage de M avec une coiffure bien particulière (un M sur le front) et sort son premier album solo Le Baptême. M n’est autre que le double de Matthieu avec des vestes chatoyantes, un univers plein de candeur et une fougue guitaristique inégalée. C'est par la scène qu'il s'impose et cesse d'être vu comme un « fils de ». Son premier disque ne décolle vraiment que grâce à ses concerts et au remix de Machistador qui passe enfin en radio. En 1999 il sort son deuxième album Je dis aime. Cette fois, les tubes sont là (Je dis aime, Onde sensuelle, Le Complexe du corn-flakes, Mama Sam). Il s'en vend plus de 200 000 exemplaires, ses concerts deviennent incontournables et tout le monde dit « M ». Il s'attire enfin la sympathie du public et de la critique qui lui décerne en 2000 la « Victoire du Meilleur interprète masculin » ainsi que celle du « meilleur concert » (dont il publie en 2001 l'enregistrement live : Le tour de M). La scène justement, est son domaine de prédilection. Il multiplie les prestations scéniques où se côtoient humour, dérision et moments de grâce. Début 2003, il publie Labo M, onze morceaux enregistrés dans son studio depuis quelques années et, quelques mois plus tard, Qui de nous deux ? (rendant hommage à sa fille Billie née le 1er mai 2002) son troisième album, qui a débouché sur une nouvelle série de concerts en 2004. La tournée est un énorme succès. M joue presque toujours à guichet fermé et remplit Bercy par trois fois.
Il collabore avec Sean Lennon (fils de John Lennon) pour créer L'éclipse, un remix et traduction de la chanson Parachute de Lennon. Chedid a fait la traduction, le chant et les instruments. Depuis M multiplie les participations (Vanessa Paradis, Brigitte Fontaine, Cassius, Lili Boniche...), a composé et interprété J’ai une pensée... titre générique du premier film de Vincent Perez, Peau d’Ange. Il interprète également le générique des Triplettes de Belleville, dessin animé de Sylvain Chaumet. Ses derniers albums sont passionnants Il sort parallèlement à Presqu’il en mars 2013, ce deuxième album étant la démo du premier. Les deux préfigurant Il(s), le « live » qui sort lui en novembre 2013. Une bien belle manière de se mettre à nu. Presqu’il et Il permettant de mieux comprendre le travail extraordinaire de producteur et d’arrangeur que fait le chanteur sur ses œuvres en studio. Tant qu’au « live », il montre ce que ces chansons deviennent en public, hors effets de studio. Chedid qui signifie « costaud » en libanais est un nonchalant actif. Son atavisme oriental ressort, rigole son grand-père Louis, dit « Grand Louis ». Mais sous ses aspects dilettantes, Matthieu est un stakhanoviste dans l'âme. Jeune papa, artiste complet, personnage ludique et déjanté, Mathieu Chédid est un artiste à part entière, dont l'oeuvre, riche et colorée, dénote complètement de celle de son père Louis Chédid. En quelques années, il est parvenu à se débarrasser de cette image de "fils de" et supplante parfois même dans le coeur du public, la notoriété pourtant sans faille de son père.