Musique

Lalo Schifrin

Lalo Schifrin

Biographie

Sa discographie n’est peut-être pas de la taille de son talent (Ennio Morricone peut dormir tranquile), Lalo Schifrin ne demeure pas moins l’un des compositeurs les plus excitants du 7e Art et de la télévision. L’Argentin n’est pas que l’auteur de la musique de Mission Impossible et de la publicité pour les collants Dim (en fait le thème du premier film de Mark Rydell, The Fox)... Elève d’Enrique Barenboim (le père de) puis d’Olivier Messiaen et de Nadia Boulanger, compagnon privilégié de Dizzy Gillespie, arrangeur pour de nombreux jazzmen, le pianiste et compositeur né le 21 juin 1932 à Buenos Aires a travaillé avec de grands cinéastes nommés Clint Eastwood, Sam Peckinpah, Don Siegel, George Lucas... Le virtuose est tel qu’il peut passer de Jean-Sébastien Bach à Charlie Parker, du jazz afro-cubain au disco ou de Maurice Ravel à la musique électronique en un claquement de doigts. Une vie entamée à Buenos Aires, des années 50 passées à Paris (un certain Eddie Barclay le signera !) puis une carrière au cœur du vivier jazz de New York avant d’exploser à Hollywood…Dizzy Gillespie, Quincy Jones, Stan Getz, Sarah Vaughan, Count Basie ou Jimmy Smith : Lalo Schifrin croisera le fer avec les épées jazz du label Verve, propriété de la MGM. Hollywood n’a plus qu’à lui tendre les bras… Pour le cinéma, son tableau de chasse impressionne. Au beau milieu, on note des films tels Les Félins de René Clément avec Alain Delon, Luke la main froide de Stuart Rosenberg avec Paul Newman, Bullitt de Peter Yates avec Steve McQueen, Le Renard de Mark Rydell, Un shérif à New York de Don Siegel avec Clint Eastwood ou bien encore Opération Dragon de Robert Clouse avec Bruce Lee en 1973 (selon la légende, le roi du kung-fu s’entrainait sur le générique de Mission Impossible !). L’art de Schifrin réside dans cette fusion entre un groove et un swing résolument jazz et des arrangements jonglant avec la dramaturgie des films qu’ils illustrent. © MZ/Qobuz