Musique

Guy Andrews

Guy Andrews

Biographie

Après avoir passé pas mal de temps à écrire et produire de l’ambient sous différents pseudonymes, Guy Andrews se décide enfin à signer des titres sous son propre nom en 2011 sur le label Hemlock. Des productions rapidement adoubées par des épées comme Massive Attack, Mary Anne Hobbs, Scuba, Untold et quelques autres. Suivront des titres pour les labels Hotflush et Pennyroyal, une partition pour le photographe israélien Nadav Kander, et une collaboration avec Robert Del Naja de Massive Attack pour un remix de la série Battle Box. En mars 2016, avec son premier album intitulé Our Spaces et qui parait sur Houndstooth Recordings en mars 2016, son champ musical s’élargit. Loin de la culture DJ, le disque prend de nouvelles directions en appuyant sur les percussions notamment.Un an plus tard, Guy Andrews voit encore plus grand. A première vue, le post-rock et la techno ne sont pas destinés à vivre ensemble. Pas pour le Britannique. C’est en fusionnant ses deux passions, deux influences majeures de sa musique, que le producteur a enfanté son second album, Tåke, brouillard en norvégien. Un périple atmosphérique viscéralement lié à la nature. Pour le single Fjell, Andrews dit clairement avoir été inspiré par une ballade au Cadair Idris, une montagne du Pays de Galles. Par les étapes de l’escalade. Le challenge de l’ascension. Et la fierté d’atteindre chaque palier… Une autre escapade, en Norvège cette fois, a servi également de carburant à son disque. Tout cela est une force, un souffle qui a influencé cette œuvre envoûtante dans sa globalité. Guy Andrews jongle avec les climats (ses premiers œuvres étaient très ancrées dans l’ambient) et alterne entre l’aurore boréale et l’ouragan violent. Chaque composition de Tåke est en fait une sorte de mini-documentaire sonore inspiré par les nombreuses randonnées de son auteur. Ici, encore plus que sur Our Spaces, Andrews se fait peintre. Il sculpte une électro faite de textures variées aux effets hypnotiques. Il faut écouter Tåke comme on regarde une vaste tenture sonore, mouchetée par les rythmes et irradiée par les couleurs proposées. Rarement brouillard n’aura été aussi salvateur. © MD/Qobuz