Musique

Green Day

Green Day

Biographie

Au même titre que les Offspring ou que Sum 41, Green Day a offert une longue vie au punk rock californien. Billie Joe Armstrong et Mike Dirnt se rencontrent à Oakland et décident de former un groupe où le premier jouera de la guitare pendant que le second assurera la basse. Sweet Children fait quelques concerts dans la région de Stanford et est rapidement repéré par un label. Convaincu du potentiel de leur poulain, les producteurs leur font enregistrer un EP. Malheureusement pour lui, le  batteur du moment est contraint de laisser sa place à Tré Cool en 1990. Sweet Children devient Green Day (en référence à l’herbe verte que les musiciens consomment). C’est la même année que sort le premier album du groupe : 39/Smooth. Si le succès est modéré, Green Day se fait une place sur la scène punk américaine. Dans la foulée les musiciens se lancent en tournée et il faut attendre deux ans avant de voir sortir Kerplunk!. L’Europe commence à s’intéresser fortement au groupe et toutes les conditions sont réunies pour accueillir la bombe qui est en chemin…Green Day change de label et se fait chapoter par le producteur Rob Cavallo. En 1994, il enferme les musiciens dans un studio pendant 3 semaines, où ils composent et enregistrent Dookie.  Cette fois, la vague verte fait l’effet d’un tsunami et les ventes d’album explosent. Cet opus est relayé par tous les médias et le monde entier tombe sous le charme des Californiens. Lollapalooza, Woodstock… Les plus grands festivals se battent pour décrocher le groupe pour un concert. Preuve que le groupe déclenche l’hystérie, le bassiste se fait casser plusieurs dents par un responsable de la sécurité qui le confond avec un spectateur pendant une bagarre de boue lors d’une prestation. Dookie est à ce jour l’album de punk rock le plus vendu de l’histoire et la vie des musiciens a radicalement changé. C’est pourquoi l’année suivante ils racontent leur malaise vis-à-vis de la célébrité dans Insomniac. Anxiété, problèmes liés à la drogue… les musiciens peinent à composer avec leur nouveau rythme et sont dans la difficulté. C’est pourquoi ils entament une pause en 1996.De retour avec Nimrod, Green Day n’a pourtant pas dit son dernier mot. Alors qu’ils ont poussé le punk pour adolescent à son paroxysme, voilà qu’ils agrémentent cette fois leur musique de folk ou de ska et qu’ils incorporent des violons dans les parties instrumentales. Plus matures et personnels que d’habitude, Nimrod et son successeur, Warning, peinent pourtant à séduire le public du groupe.Green Day fait son immense retour en 2004 avec American Idiot. Les artistes avaient commencé à travailler sur de nouvelles compositions mais ils se font voler leurs bandes et sont incapables de les retrouver. Ils repartent donc à zéro et mettent sur pied cet idiot américain. Car c’est bien à travers un personnage appelé Jesus Of Suburbia qu’ils donnent leur avis sur le mode de vie de leurs compatriotes dans la plus grande ironie. Billie Joe Armstrong met de côté les discours niais pour s’attaquer à des sujets sérieux et n’hésite pas à lancer de multiples piques à l’égard de George W. Bush. Encore une fois, la popularité de Green Day explose à travers le monde. La suite sera plus nuancée et les Californiens s’engagent dans différentes associations. Avec U2, ils font un duo pour rembourser les instruments disparus lors de l’ouragan Katrina ou encore pour Amnesty International. En 2008, ils avouent avoir endossé en secret l’étiquette de Foxboro Hot Tubes pour sortir un album. Il faut attendre l’année suivante pour les voir revenir sous leur propre drapeau avec 21th Century Breakdown. C’est cette fois le producteur Butch Vig (Nirvana, Smashing Pumpkins…) qui prend la direction de l’ensemble et le virage pop est définitivement adopté. Green Day va même jusqu’à se lancer dans une trilogie en 2012 avec ¡ Uno !, ¡ Dos !, ¡ Tré !. Revolution Radio sort en 2016 et est le 12ème album de la formation. © AR/Qobuz