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L'article provient de Le Journal de Montréal
Monde

Sept migrants sont arrivés au Rwanda dans le cadre d'un accord avec les États-Unis

Getty Images via AFP
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AFP

2025-08-28T09:21:52Z
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Sept migrants expulsés des États-Unis sont arrivés mi-août au Rwanda, a annoncé jeudi Kigali, premier groupe accueilli dans le pays dans le cadre d'un accord récemment conclu avec Washington. 

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Tous ont reçu «un soutien approprié et la protection du gouvernement rwandais», a déclaré dans un message à l'AFP la porte-parole du gouvernement rwandais Yolande Makolo.

«Trois d'entre eux ont exprimé le souhait de retourner dans leur pays d'origine, tandis que quatre souhaitent rester (au Rwanda, NDLR) et y construire leur vie», a-t-elle indiqué, sans préciser leurs nationalités.

Début août, Kigali avait annoncé avoir accepté d'accueillir, dans le cadre de cet accord, jusqu'à 250 personnes expulsées des États-Unis.

Ce premier groupe arrivé mi-août est hébergé par une organisation internationale, avec des visites de l'Organisation internationale pour les Migrations (OIM) et des services sociaux rwandais, a détaillé Kigali.

Le Rwanda avait signé un accord du même genre avec le Royaume-Uni, finalement annulé en 2024 par le nouveau gouvernement britannique après avoir généré d'intenses polémiques.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier, son administration a négocié plusieurs accords critiqués qui lui ont déjà permis d'envoyer des étrangers vers le Soudan du Sud, l'Eswatini ou le Salvador, pays dont ils n'étaient souvent pas originaires.

D'autres pays ont, avant le Rwanda, déjà reçu des migrants expulsés des États-Unis: huit d'entre eux ont été pris en charge en juillet par le Soudan du Sud, pays en proie à la pauvreté et l'insécurité, dont un seul en était originaire.

Le gouvernement ougandais a annoncé la semaine dernière avoir lui aussi conclu un accord avec Washington pour accueillir des personnes qui pourraient ne pas obtenir l'asile aux États-Unis.

Un juge fédéral a bloqué plus tôt cette semaine de manière temporaire l'expulsion vers ce pays d'Afrique de l'Est d'un Salvadorien devenu un symbole de la politique migratoire répressive de Donald Trump.

Kilmar Abrego Garcia, expulsé à tort en mars vers le Salvador puis ramené aux États-Unis, avait ce jour-là été arrêté par la police de l'immigration, et placé en détention par les autorités américaines.

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