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L'article provient de Le Journal de Montréal
Politique

Selon Pablo Rodriguez: la laïcité a amené une «paix sociale» au Québec

Photo d'archives DIDIER DEBUSSCHÈRE
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Photo portrait de Geneviève Lajoie

Geneviève Lajoie

2025-09-17T21:04:45Z
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La Loi sur la laïcité de l’État a contribué à une «paix sociale» au Québec, estime le chef libéral Pablo Rodriguez, qui ne croit pas toutefois qu’on doive la renforcer.

En seconde place dans les intentions de vote, le capitaine des rouges a joué à l’équilibriste mercredi, question de faire de l’œil aux francophones tout en ménageant sa base électorale. Selon le dernier coup de sonde de la firme Léger, le Parti libéral du Québec ne récolte que 15% d’appuis chez les électeurs parlant la langue de Molière.

S’il prend le pouvoir, Pablo Rodriguez promet de ne pas envoyer la loi 21 à la déchiqueteuse. Du même souffle, il s’oppose au fait d’élargir la législation aux CPE et d’interdire aux éducatrices d’afficher leur foi, comme l’envisage le gouvernement Legault.

«Moi, je ne touche pas à [la loi] 21. Il y a comme un genre d’équilibre, de paix sociale autour de ça. Par contre, j’ai un problème de fond avec l’utilisation préventive de la clause nonobstant», a-t-il précisé en point de presse à l’Assemblée nationale en marge d’un caucus de sa formation politique.

La CAQ a protégé sa loi sur la laïcité contre des recours judiciaires en y incluant un outil (renouvelable à tous les cinq ans) lui permettant de se soustraire à la Charte canadienne des droits et libertés.

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Le chef libéral ne renouvellerait pas automatiquement cette clause de protection. Si la loi 21 était contestée, un gouvernement Rodriguez prendrait la décision de reconduire ou non la clause dérogatoire «en fonction de ce qui sera déterminé par la cour».

«Inconfort» avec les prières de rue

Le leader du PLQ a aussi ménagé la chèvre et le chou quant à l’interdiction des prières de rue, ce que souhaite une majorité de Québécois. Pablo Rodriguez admet qu’il a un «certain inconfort» avec les manifestations religieuses dans les lieux publics.

«Pour moi, les prières se passent à l’église, dans une mosquée, dans une synagogue. Maintenant, s’il y a un groupe qui souhaite faire une prière dans la rue [...], il faut qu’il demande un permis, que ce soit encadré, que la police soit présente.»

À ses yeux, il y a actuellement suffisamment de lois et de règles pour encadrer les prières de rue. Elles doivent seulement être bien appliquées.

Le chef libéral n’est donc pas du même avis que le gouvernement Legault, qui a promis de légiférer pour bannir cette pratique. Ni du même avis que le péquiste Paul St-Pierre Plamondon, qui s’oppose aux prières de rues et qui a soumis sa position à ses membres par référendum.

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