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L'article provient de Le Journal de Montréal
Culture

Post Malone au Festival d'été de Québec: le nouveau héros des plaines d'Abraham

René Leclerc / Agence QMI
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Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

2024-07-13T03:29:37Z
2024-07-13T11:31:00Z
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Les plaines d’Abraham ont un nouveau héros depuis vendredi soir: l’intense, énergique et charismatique Post Malone.

Quelle soirée! Tête d’affiche la plus attendue du Festival d’été 2024, Post Malone a mis le feu aux plaines d’Abraham, prises d’assaut par 100 000 admirateurs euphoriques qui ont fait la rencontre d’une attachante bête de scène dans une ambiance explosive.

René Leclerc / Agence QMI
René Leclerc / Agence QMI

Une heure avant le début du concert, le site a été fermé pour la première fois du festival.

Il y avait de l’électricité dans l’air et la séance de karaoké avant l’arrivée de l’Américain de 29 ans, sur l’air de Sweet Caroline, n’a fait que hausser le niveau de fébrilité.

L’attente en a valu la peine.

René Leclerc / Agence QMI
René Leclerc / Agence QMI

De mémoire de festivalier, rarement un spectacle a pris son envol de façon aussi spectaculaire.

Après une introduction musicale servie par un trio de cordes, Post Malone s’est pointé le bout du nez et s’est tout de suite lancé dans une implacable Better Now, dont il hurlait le refrain avec une férocité qui ne faisait que dynamiser davantage le public.

René Leclerc / Agence QMI
René Leclerc / Agence QMI

Pendant ce temps, et comme ce sera le cas presque à chaque titre, des pièces pyrotechniques et des feux d’artifice inondaient les Plaines.

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Fureur rock

Plus de la moitié du menu a été consacré aux titres de ses deux premiers albums, Beerbongs & Bentleys et Stoney, de son époque hip-hop, mais ils ont été livrés avec une fureur rock époustouflante grâce à son excellent groupe de musiciens.

Difficile d’identifier des moments plus forts que les autres, mais la métallique Take What You Want qui se fond dans Rockstar, ça le faisait. Terminer le plat principal sur Congratulations et revenir au rappel avec Broken Whiskey Glass a aussi ravi les Plaines.

René Leclerc / Agence QMI
René Leclerc / Agence QMI

Toujours, Post Malone, passé en formule torsu nu en cours de route, y mettait une intensité belle à voir.

Évidemment, les Circles et White Iverson ont fait sortir les téléphones cellulaires, tout comme le duo de choc qui a conclu la fête: I Had Some Help, sa récente collaboration avec Morgan Wallen qui a officialisé sa conversion au country, et Chemicals, chantée dans une autre orgie pyrotechnique.

Attachant, reconnaissant et assoiffé

Si Post Malone l’artiste a été exemplaire, Post Malone l’humain s’est montré aussi attachant que reconnaissant. Entre chaque chanson, il prenait le temps de remercier la foule (et de vider une bière), un large sourire illuminant son visage.

Il a aussi montré un bon sens de l’autodérision. «Qui est ivre ce soir, mesdames et messieurs? Vous seriez mieux de l’être parce que je m’apprête à jouer de la guitare», a-t-il blagué avant de chanter Goodbyes.

René Leclerc / Agence QMI
René Leclerc / Agence QMI

Plus tard, pour l’interprétation de Stay, il a invité un dénommé Félix à monter sur scène pour jouer de la guitare avec lui. Le jeune homme, qui a vécu le moment à fond, s’est admirablement acquitté d’une tâche pas si simple, compte tenu de la taille de la foule.

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Félix va s’en souvenir toute sa vie.

«Je vous aime»

À la fin, Post Malone ne voulait plus partir. «Je vous aime plus que je ne pourrai jamais le dire», a-t-il dit, en serrant le micro à deux mains.

René Leclerc / Agence QMI
René Leclerc / Agence QMI

«Ne faites rien que je ne ferais pas. Conduisez prudemment. Buvez de façon responsable, mais buvez beaucoup. Je vous aime.»

Puis, il est descendu saluer des admirateurs au parterre pendant quelques minutes avant de quitter pour de bon, après avoir conquis le cœur de 100 000 spectateurs.

Jessie Murph: la reine des cœurs brisés
Jessie Murph, devant l'ampleur de la foule
Jessie Murph, devant l'ampleur de la foule Photo René Leclerc/Agence QMI

«Mon nom est Jessie Murph et vous êtes de loin la plus grosse foule pour qui j’ai chanté.»

L’artiste américaine Jessie Murph ne croyait pas si bien dire. C’est pendant qu’elle chantait son succès Pray que le Festival d’été a annoncé la fermeture du site.

Cela a permis à plus de spectateurs de découvrir cette chanteuse à la voix joliment éraillée dont les chansons parlent essentiellement de ruptures, de peines d’amour et de vie sentimentale merdique.

Bref, ce mélange d’Amy Winehouse et Jessie Reyez, à la présence scénique magnétique, est la reine des cœurs brisés.

En plus, elle ne manque pas d’air. «Qui est ici pour voir Post Malone?», a-t-elle demandé au public, en précisant illico que la prochaine chanson s’intitule Son of a Bitch, qu’elle a interprétée avec un bâton de baseball dans les mains.

On ne badine pas avec Jessie, dites donc!

Valley: devant une mer de gens
Rob Laska, chanteur du groupe Valley
Rob Laska, chanteur du groupe Valley Photo René Leclerc/Agence QMI

Les membres du groupe canadien Valley devaient se pincer quand ils sont montés sur scène, à 19h.

À leurs pieds, une marée humaine. Les spectateurs n’étaient pas là pour eux, mais ça doit même augmenter un brin le rythme cardiaque.

La pop-rock assez festive de Valley cadrait bien avec l’ambiance musicale d’une soirée dominée par Post Malone et le groupe y a mis du sien. Le chanteur Rob Laska, un joyeux drille qui aime finir ses chansons étendu au sol, a réussi à faire bouger les gens au parterre à quelques reprises, ce qui n’était pas un mince exploit compte tenu du fait qu’ils sont assez peu connus chez nous.

Comme Loud Luxury à l’Électro FEQ, ils nous ont aussi fait le coup du chandail des Nordiques, un clin d’œil qui devient de plus en plus un cliché.

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