Poilievre doit recentrer sa campagne sur des enjeux nationaux, croit un expert

Yahia Arkat
Le chef conservateur Pierre Poilievre doit recentrer sa campagne électorale sur des enjeux plus canadiens au lieu de se concentrer sur la menace Trump s’il veut éviter les remous qui commencent à se manifester dans les rangs des conservateurs.
C’est du moins l’analyse que fait le chroniqueur Marc-André Leclerc, invité dimanche au TVA 22h, précisant que ce genre de tensions internes sont légion, mais, dans un contexte de campagne électorale, elles peuvent révéler un manque de leadership.
«Mais lorsqu’on regarde l’annonce aujourd’hui pour M. Poilievre, où il a parlé du gain en capital, de réinvestir ici au Canada, c’est une façon justement d’être moins dépendant des États-Unis», a indiqué le chroniqueur politique.
M. Leclerc a étayé son propos en citant les résultats d’un sondage qui révèle que les Canadiens priorisent leur choix dans ces élections générales sur le coût de la vie (60%) et la menace de Donald Trump (40%).
Le chroniqueur, qui admet qu’il y a des tensions à l’interne au sein du Parti conservateur du Canada (PCC), constate que M. Poilievre dit sensiblement la même chose que le chef libéral Marc Carney sur la nécessité de répondre aux attaques de M. Trump sur les tarifs douaniers.
Mais, advenant qu’il reste fidèle à son plan de match même quand ça brasse au sein de son parti, est-ce qu’on peut percevoir cela comme une force ou plutôt comme une forme d’aveuglement de la part du chef conservateur?
«Au-delà de savoir qui va être le meilleur pour négocier contre Donald Trump, les chefs de parti doivent nous présenter [des plans] sur comment on va être moins dépendants des États-Unis», a affirmé M. Leclerc, en reprenant une question récurrente que se posent les Canadiens.