Maraudage: Duhaime attend que Marie-Louise Tardif soit blanchie avant de l’approcher
Gabriel Côté
Marie-Louise Tardif devra laver sa réputation avant d’avoir des discussions pour intégrer le Parti conservateur du Québec, a dit Éric Duhaime.
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Alors qu’elle fait l’objet d’une enquête pour des menaces alléguées, la députée de Laviolette-Saint-Maurice s’est retirée de la CAQ le temps de faire la lumière sur ces allégations, mardi.
Elle est ainsi devenue une cible de choix pour le chef conservateur, Éric Duhaime, qui fait du maraudage pour essayer de faire son entrée à l’Assemblée nationale.

Éric Duhaime maintient qu’il n’a «jamais parlé» avec Marie-Louise Tardif, mais il n’exclut pas de le faire quand le moment sera opportun.
«Je pense que c’est important et pour elle et pour nous qu’elle soit blanchie dans cette histoire-là. Je pense que c’est la première étape avant de pouvoir dialoguer. Elle doit rétablir sa réputation, elle doit collaborer avec la sûreté du Québec», a dit le chef conservateur mercredi matin, en point de presse devant les journalistes parlementaires.
Rappelant le processus qui l’avait conduit à recruter Claire Samson dans la précédente législature, Éric Duhaime a souligné qu’il est important dans ce genre de discussions d’avoir un intermédiaire qui soit «une personne de confiance».
- Écoutez l'entrevue avec Éric Duhaime à l’émission de Yasmine Abdelfadel diffusée chaque jour en direct 13 h 35 via QUB radio :
Dans le cas de l’ex-députée d’Iberville, c’est l’ancien chef du PCQ, Adrien Pouliot, qui avait joué ce rôle, car il avait été l’employeur de Mme Samson à TQS.
Cette fois, le frère de Marie-Louise Tardif, Michel, était candidat conservateur dans Bellechasse aux dernières élections.
«C’est sûr qu’on a un lien, qu’on a une personne de confiance mutuelle qu’on connaît», a convenu M. Duhaime, après avoir dit en riant qu’il n’y avait «pas pensé».
Le chef conservateur soutient qu’il a des discussions avec «une poignée» de députés de la CAQ, ainsi qu’avec un député qui ne fait pas partie du gouvernement. Il se fait néanmoins avare de commentaires quand on lui demande quelle est la teneur de ces discussions et qui sont les élus qu’il a approchés.
À la question de savoir ce que peut offrir le PCQ à des députés pour les convaincre de sauter par-dessus la clôture, Éric Duhaime cite «la liberté de parole» et de «faire avancer des idées».
Lors de la campagne électorale l’automne dernier, Mme Tardif avait critiqué la CAQ, affirmant que le parti pouvait être «assez restrictif et contrôlant».
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