Publicité
L'article provient de Le Journal de Montréal
Culture

Du ComediHa Fest à L’Olympia de Paris: Cathleen Rouleau a prouvé qu’elle n’est pas que la blonde du boss

Cathleen Rouleau a présenté un monologue devant 4000 personnes quand elle a fait la première partie de Jarry, samedi et dimanche, à L'Olympia de Paris.
Cathleen Rouleau a présenté un monologue devant 4000 personnes quand elle a fait la première partie de Jarry, samedi et dimanche, à L'Olympia de Paris. Photo fournie par Narimane Doumandji
Partager
Photo portrait de Cédric Bélanger

Cédric Bélanger

2024-10-28T23:00:00Z
Partager

Elle vient de faire la première partie de l’humoriste français Jarry au mythique Olympia de Paris, elle a fait hurler de rire Michel Courtemanche au ComediHa! Fest-Québec cet été et la deuxième saison de la série À propos d’Antoine sera déposée sur illico+ en novembre.

• À lire aussi: Cathleen Rouleau nage en plein bonheur: sa série «À propos d’Antoine» fait le tour du monde et se distingue

Bref, n’en déplaise à ses détracteurs, Cathleen Rouleau est bien plus que la blonde du boss (Sylvain Parent-Bédard, président et fondateur de ComediHa!, devenu Juste pour divertir).

Sur la scène de L'Olympia.
Sur la scène de L'Olympia. Photo fournie par Narimane Doumandji

Jointe lundi à Paris, encore sur un nuage de ses deux prestations de la fin de semaine à L’Olympia, l’humoriste, autrice et comédienne de Québec espère que les gens «se rappellent qu’avant Sylvain» elle avait «un certain succès».

«Oui, il va m’ouvrir une porte de gala, dit-elle, mais si je ne livre pas la marchandise, c’est lui qui a sa tête sur le bûcher. Depuis que je sors avec Sylvain, la pression est double par rapport à l’humour. À un moment donné, ça ne m’a pas dérangé de tout mettre ça de côté pour aller écrire une série télé.»

Publicité
À la guerre

Effectivement, pendant six ans, Cathleen Rouleau n’est pas montée sur scène. Elle a plutôt raconté, avec succès, son quotidien avec le fils polyhandicapé de son amoureux dans À propos d’Antoine, dans laquelle elle jouait son propre rôle.

Cet été, son Sylvain lui a demandé si elle acceptait de remonter sur scène pour se payer la tête de Claude Legault lors de son bien-cuit. Elle a dit oui et son monologue a été le moment fort de la soirée, tellement que l’animateur Michel Courtemanche a eu un fou rire incontrôlable après une de ses blagues.

Cathleen Rouleau (au centre) a fait un malheur lors du Grand Bien-cuit de Claude Legault, l'été dernier, au ComediHa! Fest-Québec.
Cathleen Rouleau (au centre) a fait un malheur lors du Grand Bien-cuit de Claude Legault, l'été dernier, au ComediHa! Fest-Québec. Photo d'archives Pascal Huot/Agence QMI

«Je pensais qu’il me niaisait, se souvient-elle. Quand j’étais sur scène, je ne réalisais pas que ça se passait aussi bien. J’avais tellement de choses à prouver parce que je sais qui je suis, avec qui je sors et ce que les gens pensent. J’étais comme un tigre qui allait à la guerre.»

Dans les comedy clubs français

Cathleen Rouleau a aussi participé au gala de Laurent Paquin et c’est là que son ami Jarry, un humoriste très connu en France qui était de passage au ComediHa! Fest-Québec, l’a invitée à faire sa première partie à L’Olympia.

«Il m’a dit: “Mais, meuf, ta place est sur scène”», raconte Cathleen Rouleau.

Tant qu’à s’envoler pour la France, aussi bien en profiter et la comique québécoise a joué dans une quinzaine de comedy clubs en plus de participer à la populaire émission télé Vendredi, tout est permis avec Arthur, sur TF1.

Cathleen Rouleau avec son ami Jarry sur le plateau de l'émission «Vendredi, tout est permis avec Arthur».
Cathleen Rouleau avec son ami Jarry sur le plateau de l'émission «Vendredi, tout est permis avec Arthur». Photo fournie par Narimane Doumandji

Évidemment, l’apothéose de son séjour, c’était L’Olympia devant une salle comble, samedi et dimanche. «Honnêtement, le samedi soir, c’était la folie. Quand je suis sortie de scène, j’étais grisée. J’avais juste envie d’y retourner. Même que lorsque je suis allée m’asseoir dans la salle pour voir le spectacle de Jarry, les gens se sont mis à m’applaudir.»

«Je n’abandonnerai pas...»

De là à envisager d’y faire carrière, il y a un pas que sa situation familiale l’empêche de franchir.

«Je prends ce qui passe», laisse tout de même entendre celle qui, occupée par l’écriture pour le cinéma et la télé, ne se voit pas créer un spectacle solo à court ou moyen terme, bien que ce ne soit pas l’envie qui manque.

«C’est sûr que je n’abandonnerai pas la scène», se promet-elle.

Publicité
Publicité