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L'article provient de Le Journal de Québec
Société

Neuf absences à l'école Alexander-Wolff: des élèves pénalisés par la grève des fonctionnaires fédéraux

La circulation encore une fois perturbée à la Base militaire de Valcartier

La semaine dernière, la circulation avait été également perturbée, mais hier matin, ce sont les deux voies d’accès qui étaient bloquées.
La semaine dernière, la circulation avait été également perturbée, mais hier matin, ce sont les deux voies d’accès qui étaient bloquées. Photo Diane Tremblay
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Diane Tremblay

2023-04-24T18:43:27Z
2023-04-24T19:26:26Z
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La grève des fonctionnaires fédéraux perturbe l’arrivée des élèves le matin dans les écoles situées à proximité de la Base militaire de Valcartier, déplorent des parents, qui sont pris dans la congestion routière.

• À lire aussi: Grève des fonctionnaires fédéraux: des bouchons de plusieurs kilomètres près de la base militaire de Valcartier

La semaine dernière, la circulation avait été également perturbée, mais lundi matin, ce sont les deux voies d’accès qui étaient bloquées. 

«Neuf élèves sont d’ailleurs absents aujourd’hui en raison des difficultés d’accès», a affirmé Manon Jomphe, porte-parole au Centre de services scolaire de la Capitale en parlant de l’école primaire Alexander-Wolff.

«Cette situation ne relève pas d’un bris de service du transporteur scolaire et est malheureusement hors de notre contrôle.»

L’école se dit prête à accueillir les enfants au service de garde pour les parents qui désirent les déposer plus tôt. 

Lundi matin, ce sont entre 300 et 400 manifestants qui se sont déplacés sur la voie publique à pied à partir de l’entrée principale de la Base militaire pour une marche qui a duré une trentaine de minutes.

«Les policiers nous ont empêchés d'utiliser la route de la Bravoure et l'école n'a aucune idée de la marche à suivre. Aucune mesure, aucune entente... Comme si c'était normal de manquer de l'école pour une manifestation», s’indigne Marc-André Royer dont l’enfant fréquente cette école.  

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Moyens de pression

La présidente de la section locale 10507 de l’Union des employés de la Défense nationale, membre de l’Alliance de la fonction publique du Canada, Johanne Rouillard dit que les syndiqués n’ont pas le choix s’ils veulent se faire entendre.

«Il faut mettre de la pression sur le gouvernement qui ne bouge pas actuellement sur les tables de négociation.»

«C’est notre moyen de pression. C’est dommage que la population en subisse les effets, mais c’est la grève. On collabore avec la Sûreté du Québec pour que ça se passe bien», a dit Mme Rouillard. 

Depuis le début de la grève, les bouchons de circulation affectent les activités des transporteurs scolaires qui oeuvrent dans ce secteur.

«On fait des transferts avec d’autres compagnies et aujourd’hui, on avait de la misère à faire nos transferts. On a dû changer des emplacements. C’est sûr que c'est pas mal plus compliqué. La semaine passée, c’était moins pire», a ajouté Marc-Antoine Juneau, directeur de Transport Marc Juneau.

Les options pour contourner la Base sont assez limitées, a-t-il assuré. 

«Il y a des circuits où on est obligé de passer par l’autoroute de la Bravoure», a poursuivi M. Juneau. 

Pour le père de famille Bernard Veilleux, c’est un casse-tête puisqu’il doit assurer le transport de ses deux garçons qui ne fréquentent pas la même école. 

«C’est l’organisation du temps qui est un problème», a-t-il partagé.  

La Sûreté du Québec dit que ce n’est pas son rôle d’escorter les autobus scolaires. 

«Ce n’est pas à la SQ se tasser les manifestants pour laisser passer un autobus scolaire. La manifestation était annoncée. Tout le monde le savait», a affirmé le sergent Claude Doiron.

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