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L'article provient de Salut Bonjour

Cinq conseils à partager avec un ami qui subit la déprime saisonnière

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Photo portrait de Félix  Desjardins

Félix Desjardins

2025-10-29T23:00:00Z
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Pour plusieurs, la chute du mercure occasionne aussi une chute du moral. La déprime saisonnière n’est toutefois pas une fatalité. 

Dans son ouvrage Le cerveau en hiver, la psychologue Marie-Pier Lavoie aborde la relation unique entre les Québécois et l’hiver et prodigue des conseils pour dompter les bleus de la saison froide.

Mettons les choses au clair, tout d’abord: l’expression galvaudée dépression saisonnière, qui décrit des symptômes très sévères, ne concerne que deux à trois pour cent de la population.

Marie-Pier Lavoie est psychologue et autrice de «Le cerveau en hiver: astuces scientifiques pour prévenir et soigner la déprime saisonnière».
Marie-Pier Lavoie est psychologue et autrice de «Le cerveau en hiver: astuces scientifiques pour prévenir et soigner la déprime saisonnière». Vanessa DC Photographe

«Les termes qui concernent environ 20% de la population, c’est trouble affectif saisonnier ou encore déprime hivernale, précise-t-elle. Je me suis penchée là-dessus pendant mon doctorat, et mon objectif est de sensibiliser le plus de gens possible.»

Mme Lavoie, fondatrice de l’entreprise Astuces de Psy, propose ainsi une analyse scientifique des changements psychologiques qui se manifestent pendant l’hiver et une série de conseils pour mieux s’adapter à ceux-ci.

Si vous connaissez quelqu’un qui jongle difficilement avec cette période de l’année, voici cinq conseils à lui offrir pour apprivoiser l’hiver.

S’exposer à la lumière 

La lumière joue un rôle crucial dans la synchronisation de notre horloge biologique et une carence de vitamine D pourrait «contribuer à l’apparition d’un état dépressif». Les rayons de soleil se font toutefois plus rares en hiver. «Un appareil de luminothérapie peut aider, mais on peut simplement ouvrir les rideaux plus tôt, ou encore aller faire une promenade.» 

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Aller à la rencontre de la nature 

Plusieurs études ont prouvé les bienfaits de l’écothérapie et de ses nombreuses déclinaisons. «On peut aller vivre une super aventure en nature pendant une semaine, mais aussi aller au parc du coin ou s’occuper d’une plante à la maison. Garder ce contact avec la nature peut être super pertinent.» 

Changer son discours interne 

«Il faut faire attention à ce qu’on se dit par rapport à l’hiver et toute la perception négative qu’on entretient. Il faut être capable de voir qu’il n’y a pas que des désagréments. Ce n’est pas évident, mais essayer peut aider.» 

Éviter l’isolement en planifiant 

L’été est plus propice à la spontanéité. Sortir son agenda pendant l’automne et meubler son hiver de différents événements peut aider à voir la lumière au bout du tunnel. «Particulièrement en hiver, il faut garder un lien avec les gens importants autour de nous. On peut planifier notre hiver pour anticiper positivement les choses. Que ce soit une activité régulière avec des amis, un spa, un sport, ça peut aider à alléger la lourdeur de l’hiver.» 

Surveiller son alimentation 

Instinctivement, on tend à troquer les salades pour les repas gras et réconfortants pendant l’hiver, ce qui peut affecter drôlement notre niveau d’énergie. «Il faut faire attention aux glucides qu’on va ingérer, qui vont être rapidement absorbés par l’organisme. Les gens qui ressentent la déprime saisonnière vont avoir tendance à manger des chips ou du chocolat. On peut réfléchir à l’avance au repas, aux collations.»

«Le Cerveau en hiver: astuces scientifiques pou prévenir et soigner la déprime saisonnière», Marie-Pier Lavoie, Les Éditions Trécarré, 224 pages. Crédit: Courtoisie Groupe Livre
«Le Cerveau en hiver: astuces scientifiques pou prévenir et soigner la déprime saisonnière», Marie-Pier Lavoie, Les Éditions Trécarré, 224 pages. Crédit: Courtoisie Groupe Livre Courtoisie Groupe Livre

Le cerveau en hiver: astuces scientifiques pour prévenir et soigner la déprime saisonnière, Marie-Pier Lavoie, Les Éditions Trécarré, 224 pages.

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