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L'article provient de Le Journal de Montréal
Politique

Après l’épisode de harcèlement, Freeland louange l’Alberta

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Raphaël Pirro

2022-08-31T18:44:04Z
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Chrystia Freeland assure que les Albertains sont «amicaux» et dit avoir été accueillie à bras ouverts dans cette province qui l’a vue naître, mais elle reconnait avoir vécu un «moment désagréable» lors d’un épisode de harcèlement qui a soulevé un tollé partout au pays.

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«Pour moi, la chose la plus importante, c’est l’accueil généreux et chaleureux que j’ai reçu en Alberta, la province dans laquelle je suis née et dans laquelle j’ai grandi», a exprimé la vice-première ministre lors de son premier point de presse depuis l’incident de vendredi.

Elle a poursuivi en disant que «oui, c’était un moment désagréable pour [elle] et ce n’était pas juste, ce qui s’est passé», mais a insisté que cela n’était pas représentatif de la région.

La numéro 2 du gouvernement a fait savoir qu’elle ne changerait pas la façon dont elle fait les choses. «Je suis toujours les recommandations de la GRC», a-t-elle déclaré sans s’étendre davantage.

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Les détails concernant les mesures de sécurité des membres du gouvernement restent souvent secrets par précaution.

Mme Freeland était en tournée en Alberta au courant de la dernière semaine lorsqu’elle a été harcelée verbalement par un colosse barbu alors qu’elle entrait dans un ascenseur avec des membres de sa garde rapprochée, à Grande Prairie.

Trudeau contre les «bullies»

En marge d’un point de presse sur le mini-remaniement ministériel mercredi matin, Justin Trudeau a affirmé que le gouvernement était «en train de regarder comment on peut offrir plus de sécurité de façon plus structurée, [bien que] c’est des dépenses qu’on n’aime pas avoir à faire.»

«Évidemment, nous nous devons d’assurer la sécurité de tous ceux et surtout celles qui choisissent de servir, sinon, ces "bullies" vont avoir un impact direct sur la capacité des parlementaires de faire leur job, de représenter les Canadiens. Ils vont décourager de bonnes personnes de se présenter en politique», a-t-il livré lors d’une réponse-fleuve à un journaliste.

Pour le premier ministre, l’option d’avoir des gardes du corps relève d’une «décision extrêmement personnelle pour bien des ministres».

Il a par ailleurs remarqué que des opinions différentes existent entre les hommes et les femmes de son cabinet, car il y a «des gens qui ont vécu plus de moments dans leur vie que d’autres».

Aux yeux de M. Trudeau, «le Canada est un pays énormément plus paisible où ça fait du bien de voir la ministre des Affaires étrangères au Provigo le samedi matin», et il devrait le rester, sous risque de devenir un pays plus dangereux pour les politiciens, comme les États-Unis.

Appelée à commenter la chose, la nouvelle ministre des Services sociaux et de l’Approvisionnement, Helena Jaczek, a elle aussi fait savoir qu’elle appréciait le contact direct avec les citoyens.

«J’ai certainement été sujette, surtout lors des dernières élections, à du harcèlement verbal et des comportements intimidants, mais tout ce que je peux faire est de continuer, à mettre un pied devant l’autre», a-t-elle glissé.

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