Charles Hamelin et Geneviève Tardif ont gain de cause pour des vices cachés dans leur maison

Zoé Arcand
Même s’ils avaient acheté leur nouvelle maison «aux risques et périls des acquéreurs», l’ex-champion de patinage Charles Hamelin et la journaliste Geneviève Tardif ont quand même obtenu gain de cause aux petites créances pour des vices découverts après leur achat.
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«Il ne fait aucun doute dans l’esprit du Tribunal que la maison était affectée de vices cachés», lit-on dans le jugement récemment rendu par le juge Sylvain Coutlée.



Le magistrat a ensuite condamné le vendeur Mathieu Desjardins et sa compagnie Corpac immobilière inc. à payer à l’ex-olympien et sa femme 15 000$, soit le maximum que l’on peut réclamer dans cette division de la Cour du Québec.
Le hic pour le vendeur, c'est qu'il s'était engagé à réparer les problèmes quand ils ont été découverts.
Pas de garantie légale
Le couple a acquis cette demeure de Montréal un peu avant le printemps 2019. Tout se passait bien jusqu’à ce que les nouveaux propriétaires constatent une première infiltration d’eau dans leur sous-sol. Des dalles de trottoir ont aussi posé problème.

Le vendeur s’est alors rendu à la résidence avec un employé. Une réparation a été faite, mais sans succès, note le juge en expliquant que l’eau a continué de s’infiltrer. Un drain a plus tard été installé, mais pas «selon les règles de l’art», peut-on lire dans la décision.
Le couple s’est donc tourné vers un autre entrepreneur.
Renoncement explicite
«La preuve démontre que [M. Desjardins et son entreprise] ne tiennent pas parole et ne viennent jamais compléter ni corriger les travaux nécessaires afin de colmater les infiltrations d’eau», peut-on lire dans le jugement.
Face à cette situation, le couple Hamelin-Tardif a envoyé des mises en demeure, pour finalement intenter une poursuite aux petites créances. M. Desjardins a alors plaidé que la vente a été faite sans garantie légale.
Sauf que le juge a noté qu’il avait accepté d’effectuer des travaux, renonçant ainsi à cette clause.
Le couple Hamelin-Tardif a déboursé plus de 20 000$ en lien avec les vices cachés.