«C’est moi la victime», clame Edgar Fruitier
TVA Nouvelles
Le comédien Edgar Fruitier a quitté le pénitencier de Rivière-des-Prairies, vendredi après-midi, en compagnie de son avocat, Me Gaétan Bourassa.
L’homme de 91 ans, accusé d’avoir avoir abusé sexuellement d’un adolescent dans les années 1970, a porté sa peine de six mois en appel, cette semaine.
Attendu par le journaliste de TVA Nouvelles Yves Poirier à la sortie de la prison, Fruitier avait le sourire aux lèvres dans le véhicule que conduisait son représentant.
«Je suis en santé, c’est le seul commentaire que je vais faire», a-t-il d’abord laissé entendre.
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Lorsqu’on lui a demandé si la victime recevra les excuses qu’elle exige, l'artiste et mélomane a laissé entendre que c’est plutôt lui qui a subi des dommages dans cette histoire.
«C’est moi la victime», a-t-il déclaré malgré les consignes de son avocat de ne pas commenter le dossier, et selon qui «ce n’est pas le moment» de parler publiquement de l’affaire.

Les faits allégués remontent à l’été 1974, lorsque l’accusé avait aidé sa victime, Jean-René Tétreault, aujourd’hui âgé de 62 ans, à trouver un emploi dans un théâtre d’été en Estrie.
Il lui avait même offert de l’héberger à son chalet, là où la première agression a eu lieu. Edgar Fruitier, alors âgé de 44 ans, avait attrapé les parties génitales de l’adolescent de 15 ans.
La Couronne avait suggéré une peine de six à neuf mois de détention, tandis que la défense réclamait une sursis et une probation, vu la condition physique précaire et l’absence d’antécédents de son client.
Après cinq journées passées en prison, le juge Mark Schrager a permis à Fruitier de sortir de prison, vendredi, le temps de faire appel du verdict.
«Vu l’âge [de Fruitier] et l’absence de tout autre démêlé avec la justice criminelle pendant toutes ces années, la sécurité du public ne requiert pas sa détention pendant l’appel», a-t-il tranché.